La France traverse actuellement une crise sanitaire inédite et dramatique sur de nombreux aspects. Les Français font preuve d’une responsabilité et d’une solidarité exceptionnelles dans cette période.

Pourtant, nous apprenons que malgré le contexte, des fermetures de classes seraient une nouvelle fois envisagées dans les Hauts-de-Seine et particulièrement à Châtillon.

Ainsi, une classe maternelle serait fermée à Joliot Curie et deux classes élémentaires à Langevin Wallon et Marcel Doret.

Notre ville a déjà payé un lourd tribut en terme de fermetures de classes ces dernières années sans prendre en compte les nouvelles constructions et l’arrivée de nouvelles familles. Cela a donné lieu dans certaines écoles à des classes surchargées, ce qui a d’ailleurs conduit l’Education Nationale à projeter des réouvertures de classe notamment à l’école du Parc.

Il est absolument inacceptable dans cette période de projeter des fermetures de classe alors que la rentrée des classes 2020-2021 se fera dans un contexte inédit oú la communauté éducative devra être appuyée pour assurer le suivi de nos enfants suite au confinement.

Il est absolument inacceptable que dans cette période oú tous les enfants ne bénéficient pas de la même continuité pédagogique dans les familles, compte tenu des inégalités sociales, de logement ou de l’accès au numériques, que des fermetures soient projetées dans les écoles qui accueillent les publics les plus fragiles de notre ville.

Si nous dénonçons depuis plusieurs années l’incurie de la Municipalité sortante sur la gestion des dérogations et l’absence de données claires sur les programmes immobiliers qui ont donné lieu en 5 ans à 6000 habitants supplémentaires, cela ne doit en aucun cas préjudicier aux Châtillonnais pour lesquels le service public de l’enseignement doit être assuré dans les meilleures conditions.

Nous demandons le gel de toutes les fermetures de classe envisagées, le maintien des ouvertures de classes projetées pour compenser les fermetures des années precedentes, et l’ouverture de postes d’enseignants en nombre suffisant pour permettre des conditions d’apprentissage et d’enseignement optimales à tous nos enfants.

Nadège AZZAZ