A travers l’examen de ce debat d’orientation budgétaire, nous avons à nouveau exprimer notre inquiétude sur la situation de notre ville contrainte par des finances difficiles.

Une dette importante qui pèse sur la tête des châtillonnais, avec une capacité d’autofinancement restreinte malgré une pression fiscale qui reste élevée : 

  • L’endettement supporté par chaque châtillonnais est de 2 054€ (contre 1280€ pour les villes de la même strate)
  • 155€ par habitants en investissement contre 350€ en moyenne pour les villes de la même strate

Un des plus forts taux du Département en endettement…mais un des plus faibles en investissement !

Alors comment faire face aux besoins de notre population dans une ville qui désormais compte près de 38 000 habitants et qui en comptera plus de 40 000 à l’horizon 2020 ?

Châtillon, ville Champignon, ainsi titré Le Parisien 92 il ya quelques mois en faisant état de la plus forte densification de toutes les villes des Hauts-de-Seine.

Les programmes immobiliers continuent de se multiplier sur la moindre parcelle disponible sans que les équipements publics nécessaires ne soient envisagés, détruisant au passage les derniers espaces de verdure à l’heure oú la vegetalisation devrait prévaloir pour faire face au réchauffement climatique.

Ce sont près de 700 logements qui vont accueillir des nouveaux habitants d’ici le 1er trimestre 2020 soit 1 500 à 1 600 habitants supplémentaires et près de 850véhicules supplémentaires si on applique les ratios moyens.

Sachant qu’il faut plus de 3 années pleines pour construire une nouvelle école, comment allons-nous vivre ensemble à Châtillon alors que l’absence de projections des besoins de population transparaît et qu’il n’y a aucune anticipation?

Pour 2019, le budget prévoit ainsi des nouveaux investissements de 5.8 millions € dont 3.5 millions € d’investissements récurrents. 

Sur les investissements nouveaux, on note la poursuite des investissements sur le cinéma (grâce à l’aide du Département), l’achat du pavillon J.Jaurès à hauteur de 800 000€ pour l’école maternelle, 600 000 € pour la crèche municipale la Farandole (non inscrite au PPI initial) et 420 000€ pour le studio de musique que notre Groupe avait inscrit dans son programme en 2014.

Néanmoins les travaux sur l’école maternelle Felix Faure prévu en 2019 sont reportés à 2020 et l’extension de Langevin Wallon déjà reporté à 2019 n’apparait plus comme priorisé.

Voilà où nous mène les dérives financières sur lesquelles nous n’avons eu de cesse d’alerter et sur lesquelles la Chambre régionale des comptes a alerté une gestion laxiste oblige désormais à choisir et préjudicie à l’avenir de notre ville !

Moins d’une famille/2 peut obtenir une place en crèche, les écoles arrivent à saturation, les collèges aussi et que dire du lycée qui n’a jamais été projeté en 36 ans de gouvernance quand le Plessis et Bagneux disposeront de lycées neufs !

Ce n’est pas faute d’avoir vendu « les bijoux de famille » pour redresser la barre comme les terrains du CMS  et de Felix Faure, mais à qui bénéficie aujourd’hui la promotion immobilière si disgracieuse non concertée avec la population, non projetée et qui défigure notre ville si ce n’est à des intérêts particuliers ? 

Notre ville perd en attractivité, en témoigne les nombreux immeubles de bureaux vides, les problèmes rencontrés par nos commerçants, l’absence de prise en compte des nouveaux besoins en terme de mobilités notamment, d’espaces partagés, de véritables lieux de vie.

Gérer une ville comme Châtillon demande de l’anticipation, une vision, de l’ambition et la concertation !

La seule ambition qui apparait, se sortir des erreurs commises par laxisme ou inaction : 

  • Ici, une DSP mal négociée, mal gérée, pas contrôlée qui a entrainé la conception d’ un plan de stationnement dans la précipitationqui porte préjudice aujourd’hui quotidiennement au pouvoir d’achat de certains habitants
  • Là, des emprunts toxiques, dans lesquels la ville s’est embourbée, dont la seule renégociation avec l’aide de l’Etat nous aura évité la catastrophe la plus absolue avec un coût net pour les habitants : une dette élevée mais qui n’a pas servi à l’investissement 

Combien d’écoles, de gymnases, de colonies de vacances, d’évènements culturels, de services à la population, de subventions aux associations ou à la création n’auront pu être financés pour compenser cette gestion hasardeuse ?

Les terrains de  l’ONERA ne peuvent servir une fois de plus à des intérêts particuliers, il doit s’agir d’un projet structurant et concerté pour la ville et ses habitants, certainement pas un énième programme immobilier juxtaposé!

Le sens de notre action est de rendre Châtillon à ses habitants et d’en faire, enfin, une ville à vivre!