Suite à la grève des enseignants qui assurent l’études des écoliers en élémentaire du fait d’une baisse substantielle de leur rémunération, j’ai saisi JP SCHOSTECK lui demandant l’inscription en Conseil Municipal d’une délibération permettant la régularisation de la situation dans l’intérêt des enfants et des personnels encadrants.

En effet, baisser la rémunération, par ailleurs sans information, revenait à revenir sur l’accompagnement qualitatif des « études dirigées » en passant sur un système d' »études surveillées ».

Cela est d’autant moins acceptable que c’est revenir sur le principe républicain d’égalité qui permet à chaque enfant, quelque soit sa condition, d’accéder à un accompagnement personnalisé pour l’apprentissage des leçons.

Suite à la mobilisation des parents d’élèves, des enseignants et de notre Groupe municipale, la Municipalité, qui a organisé une réunion en urgence la semaine dernière, s’est engagée à revenir à la situation précédente, estimant néanmoins être contrainte par le Trésorier public de Clamart.

Plusieurs questions restent en suspens : comment est-il possible de ne pas avoir décelé la potentielle irrégularité du système mis en œuvre avant que le Compatible public ne le fasse? Pourquoi ne pas avoir informé les enseignants et les familles en les associant en amont à la situation et à une sortie de crise? Pourquoi ne pas avoir tenté de régulariser la situation, au besoin par un Conseil Municipal exceptionnel, avant de faire signer des contrats rétroactifs aux enseignants et baissant leur rémunération?  Y’a t’il d’autres domaines en souffrance dans la gestion publique de la ville?

Cette gestion en amateurs de sujets aussi structurants pour la ville est très inquiétant.

Si une délibération portant sur les heures supplémentaires effectuées par les personnels enseignants pour le compte de la commune est bien inscrite à l’ordre du jour du Conseil municipal du 22 novembre 2018, 3 grilles y figurent avec des taux horaire différenciés :

  • la première fixe le taux de l’heure d’enseignement ;
  • la deuxième fixe le taux de l’ heure d’étude surveillée ;
  • la troisième fixe le taux de l’heure de surveillance.

Quels engagement sont pris par la Municipalité sur le maintien d’une étude dite « dirigée » alors que les 2 autres grilles peuvent laisser craindre un passage à tout moment sur une « étude surveillée » voir même une « surveillance »…

A ce titre, mon Groupe sera très vigilant dans le cadre du prochain Conseil municipal et demandera des engagements fermes de la part de l’actuelle Municipalité..

Nous appelons également l’ensemble de la Communauté éducative et des familles à rester attentif aux suites qui seront données.

C’est la qualité de l’éducation et du service public de l’enseignement qui est en jeu, c’est l’intérêt de nos enfants que nous défendons.