En tant que Conseillère Régionale d’Ile-de-France et Présidente du groupe Agir et vivre ensemble à Châtillon, j’ai réuni les fédérations de parents d’élèves de Châtillon mardi 27 mars afin d’évoquer différentes problématiques et voir quelles solutions peuvent être trouvées.

La ville de Châtillon manque cruellement d’infrastructures et pire encore, d’espaces fonciers disponibles pour pouvoir bâtir de nouveaux établissements scolaires.

Or, la promotion immobilière tout azimut dans notre ville a entrainé une augmentation de population (+5000 habitants en 5 ans) qui atteint à ce jour 37500 habitants et risque de dépasser les 40000 habitants à l’horizon 2020 du fait des nouvelles constructions.

Pourtant, rien n’a été pensé pour accueillir ces habitants : seul Jules Verne, école en préfabriqué construite en catimini est sortie de terre ces dernières années (et heureusement que parents d’élèves et opposition veillaient pour prévenir la question de la pollution des sols https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/hauts-de-seine/chatillon-polemique-autour-de-la-construction-d-une-ecole-sur-un-terrain-pollue-425795.html!

La Municipalité a beau faire croire que tout est sous contrôle, les effectifs des collèges, notamment Georges Sand arrivent à saturation et les écoles de la ville risquent d’être rapidement surpeuplées.

Le Maire annonce la destruction (!) de l’Ecole maternelle Jaurès pour agrandir le collège Georges Sand mais déporte ainsi le souci, c’est une école maternelle de moins à Châtillon là encore la Municipalité devant faire des choix faute d’avoir pensé la ville dans sa globalité…

La problématique du lycée a également été soulevée avec la saturation du lycée Monod, pourtant lycée le plus à proximité de Châtillon.

Le Maire n’ayant jamais imaginé la ville autrement que par l’urbanisation débridée, il n’y a plus de foncier disponible ce qui a préjudicié aux châtillonnais quand est venu le temps pour la Région de financer de nouveaux lycées : http://www.leparisien.fr/chatillon-92320/malgre-la-fronde-des-parents-il-n-y-aura-pas-de-lycee-a-chatillon-26-03-2017-6797427.php.

Les jeunes lycéens châtillonnais seront donc certainement affectés dans les nouveaux lycées à proximité, dont celui que la Mairie de Bagneux a obtenu à force de volontarisme, à 30 min en transport (quand Monod est à 10 min).

Seuls les terrains de l’Onéra semblent être l’unique ressource foncière encore disponible pour des équipements publics mais là encore, quid des priorités à donner à ces terrains et quid d’une vente? A quel horizon? Quelles négociations? Pourtant le quartier Division Leclerc en est à 3 programmes immobiliers depuis moins d’1 an…

Nous restons également mobilisés sur les projets de suppression de classes et la question de l’affectation des élèves qui semblent desservir l’école Joliot Curie pour engorger Langevin Wallon.

Evidemment, penser aux infrastructures n’est pas tout et c’est tout un pan de la politique de l’enfance et de la jeunesse à Châtillon qu’il faut repenser : quels loisirs pour les enfants quand les créneaux de Médiathèque sont saturés? Quel développement culturel et sportif quand les inscriptions au conservatoire ou pour accéder à des créneaux sportifs relèvent du parcours du combattant? Comment se prépare la rentrée 2018 quand on sait que les rythmes scolaires ont été modifiés sans que les fédérations ou les parents d’élèves n’aient réellement leur mot à dire (sur plus de 2000 familles consultés moins de la moitié ont répondu, sans aucun débat autre que ceux organisés par les parents d’élèves, et moins de la moitié est pour le retour à la semaine de 4 jours…). Et force est de constater que les agents communaux font leur possible (voir des miracles) avec des moyens au rabais!

Ensemble, restons attentifs et mobilisés pour un service public de l’éducation de qualité à Châtillon!

Vous pouvez compter sur mon implication de tous les instants.