Chaque jour, ce sont des dizaines d’incidents techniques qui provoquent des retards de quelques minutes, ou de plusieurs heures. Alors que l’exécutif régional dit vouloir investir massivement pour moderniser et agrandir le réseau de transports en commun, accompagner le développement des déplacements doux et réduire les bouchons, aucune proposition concrète n’est présentée par Valérie Pécresse. Pendant ce temps, les Franciliennes et les Franciliens sont à bout de souffle.

La galère des transports était un slogan de campagne de Valérie Pécresse, c’est aujourd’hui une réalité quotidienne.

L’été dernier a plongé l’Île-de-France dans un état d’exaspération, après déjà plusieurs mois de dysfonctionnements dans les transports en commun. Le 31 juillet sur la ligne 1 du métro, plus de 3000 passagers sont restés coincés pendant des heures en pleine canicule. Le 29 août, c’est sur la ligne 14 qu’un autre incident d’ampleur est survenu, conduisant là aussi des centaines de passagers à être évacués par le tunnel du métro vers la station la plus proche. Mercredi 14 septembre, ce sont 1 400 personnes qui ont été bloquées trois heures durant, sur le RER A. Au palmarès des perturbations s’ajoute celui des reports de travaux.

Chaque matin, les Franciliennes et les Franciliens ressentent de grandes difficultés quand ils essaient de se rendre au travail. Chaque soir, ils vivent l’enfer quand ils tentent de rentrer chez eux.

Le groupe Ensemble, l’Ile-de-France a pris acte du désintérêt de Valérie Pécresse pour les transports, alors qu’elle a les moyens d’agir. Il a donc lancé son observatoire des transports en Île-de-France. Faisant un travail de compilation des données au jour le jour depuis la rentrée de septembre 2018, l’observatoire a fait émerger des tendances lourdes : les transports en commun en Île-de-France n’ont jamais été aussi défaillants et la Région n’a jamais été aussi désengagée pour trouver des solutions.